Assister son enfant dans ses études aujourd'hui au Cameroun : quel paradigme, quelles méthodes ?

Mvesso, André

Livrel (ePUB, HTML, Tatouage), 156p.
(Recherches africaines) - ISBN: 978-2-37015-640-2
Le problème de la réussite scolaire, et a contrario, des échecs massifs aux examens officiels, préoccupe au Cameroun, non seulement tous les parents, l'opinion publique (malgré son ignorance des mécanismes cognitifs et des processus d'apprentissage en question, ou du vrai fonctionnement des structures scolaires et des facteurs input qui conditionnent, in fine, l'échec ou la réussite) mais encore les pouvoirs publics, désarmés devant un phénomène qui prend une ampleur jusque-là insoupçonnée et reflète en réalité la crise d'une institution dont les finalités, les dimensions diverses et les facteurs limitants ou adjuvants n'ont jamais réellement été mis en lumière ni été pris en compte dans une perspective holistique et dans une logique systémique, seules capables de faire entrevoir des solutions s'inscrivant dans un modèle explicatif nécessairement interactif. Que le système éducatif camerounais soit l'un des plus sélectifs des systèmes africains, voilà ce que soulignait déjà pour le déplorer R. Lallez, dans une étude de l'UNESCO en 1974. « Près de 50 % (436/1 000), des élèves entrant dans le primaire l'auront abandonné au bout de trois ans... L'on sait qu'un enseignement élémentaire qui ne va pas au-delà de la troisième année entraîne inévitablement un risque très élevé de désalpbabétisation. (...). Au total. 17 % des effectifs qui parviennent à la classe terminale de classe terminale de l'enseignement primaire (CM2), auront la chance de continuer des études qu, d'ailleurs ne leur procureront pas forcément un emploi; 83 % auront reçu une éducation qui les prépare mal à l'épanouissement de leur personne et au rôle de citoyens actifs et productifs. Sur 1 000 élèves inscrits à l'école primaire. 5 seulement obtiendront le baccalauréat et au bout de combien de temps ! ».

Bouquiner

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